当咨询巨头屈从于AI幻觉

Quand les géants du conseil succombent aux hallucinations de l’IA

Silicon.fr by Philippe Leroy 2026-06-12 11:11 Original
摘要
毕马威和安永等咨询巨头因在人工智能相关报告中使用虚构案例和虚假数据被曝光,被迫撤回文件。毕马威报告谎称瑞银等公司部署了AI代理,安永加拿大则引用了不存在的报告和荒谬数据。这暴露了咨询公司一边推销“负责任AI”治理,一边自身沦为AI幻觉牺牲品的讽刺局面。

国际顶级审计与咨询公司正陷入尴尬境地:KPMG和EY在大力宣扬人工智能转型之际,自身却因“AI幻觉”酿成丑闻。英国《金融时报》援引AI检测软件GPTZero的信息曝光,KPMG国际被迫从其部分网站紧急撤下10月发布的报告《在代理式AI时代重新定义卓越》。这份向多国客户分发的文件列举了多个知名案例,但全属虚构。报告称,瑞士银行巨头UBS正通过微软合作平台,在投资咨询、风险管理和合规部门部署AI代理;UBS发言人明确指其“与事实不符”,并要求删除。交通领域同样翻车:KPMG声称瑞士联邦铁路利用AI根据碳足迹优化出行路线,伦敦交通局用AI预测交通拥堵,两机构均向《金融时报》否认,伦敦交通局称其“误导”,瑞士联邦铁路批其“不严谨”。此外,有关大曼彻斯特NHS用AI预测再入院率的所谓成功案例也毫无根据,原始信息仅涉及肺癌新闻稿。KPMG国际发言人表示已启动内部调查,并重申员工必须经人工审核把关内容。

同类事件接连不断。上月,EY加拿大紧急撤回一份关于会员忠诚度计划网络安全的研究报告,该报告将全球市场规模与未兑换积分均荒谬地估算为2000亿美元,并引用了根本不存在的麦肯锡报告,半数以上脚注链接失效或错误。EY辩称报告非客户项目,正进行内部审查。去年,德勤因被发现在给加拿大某省政府的报告中伪造学术引用而不得不修改内容。法律界亦受波及:今年4月,美资律所Sullivan & Cromwell在破产案文件中使用AI生成内容,错误解读破产法,被迫向纽约法院致歉。

讽刺的是,EY去年10月刚宣称其AI相关收入同比增长30%,15000名员工正致力于部署治理框架,帮助企业“负责任”地采用AI。各大咨询巨头急于抢占市场话语权,却忘记了他们向客户高价出售的黄金准则:核实信息来源。

Summary
KPMG and EY were forced to withdraw reports after AI-detection software revealed fabricated case studies and phantom citations, including KPMG’s false claims that UBS and Swiss Federal Railways had adopted AI solutions. These embarrassing hallucinations, alongside a previous incident at Deloitte, expose a glaring hypocrisy as consulting firms aggressively sell responsible AI governance services while failing to verify their own AI-generated content. The blunders risk undermining client trust and the credibility of their rapid AI-driven business expansion.

KPMG, EY, and Deloitte—the very firms flooding the market with thought leadership urging businesses to adopt AI—have been caught publishing reports marred by AI “hallucinations,” complete with fabricated case studies, phantom references, and bogus data.

KPMG International hastily removed its October report “Redefining excellence in the age of agentic AI” from multiple country websites after GPTZero flagged its fabricated content. The report claimed UBS was integrating AI agents across investment advisory, risk management, and compliance via a Microsoft-co-developed platform; UBS called the statements “factually incorrect” and demanded a retraction. It also asserted that Swiss Federal Railways (SBB) used AI to optimize routes by carbon footprint and that Transport for London (TfL) deployed AI to predict traffic jams—both organizations denied the claims, with TfL labeling the assertion “misleading” and SBB “not rigorous.” A supposed AI success in predicting hospital readmissions at NHS Greater Manchester was traced to a lung cancer press release that never mentioned such automation. KPMG said an internal investigation is underway and noted that staff are required to validate content through human oversight.

Last month, EY Canada pulled a cybersecurity study on loyalty programs after GPTZero exposed it. The report cited the global market size and unclaimed points volume both as $200 billion, referenced a non-existent McKinsey report, and included over half a dozen footnotes with dead or erroneous links. EY stated the document was unrelated to any client engagement and was under internal review. Deloitte similarly had to revise a report for a Canadian provincial government last year after fake academic citations were discovered. The problem extends to law: Sullivan & Cromwell apologized in a New York court in April for filing bankruptcy conclusions riddled with AI-generated errors, including a misreading of the U.S. bankruptcy code.

The paradox is stark. EY boasted in October of a 30% year-on-year surge in AI-related revenue, driven by 15,000 staff rolling out governance frameworks to help companies adopt AI “responsibly.” In their rush to claim marketing territory, the consulting giants forgot the very discipline they sell: verify the facts.

Résumé
Les cabinets de conseil KPMG, EY et Deloitte ont été épinglés pour avoir diffusé des rapports truffés d’hallucinations générées par IA, avec des études de cas fictives ou des données erronées attribuées à UBS, SBB ou Transport for London. Ces bévues, révélées par le logiciel GPTZero et le Financial Times, ont conduit au retrait précipité des documents et ternissent la crédibilité de ces firmes qui promeuvent pourtant une adoption responsable de l’IA générative.

C’est le genre de bévue que les prestigieux cabinets d’audit et de conseil préféreraient ne jamais voir exposée au grand jour.

Alors qu’ils inondent le marché de notes de réflexion pour convaincre les entreprises de basculer dans l’ère de l’IA, KPMG et EY viennent d’être pris en flagrant délit de « hallucination ».

Le dernier épisode en date est révélé par le Financial Times reprenant les informations de GPTZero, éditeur de logiciels « détecteur d’IA ».

KPMG International a dû retirer en catastrophe d’une partie de ses sites web son rapport d’octobre intitulé  » Redefining excellence in the age of agentic AI « .

Le naufrage factuel de KPMG

Distribué dans plusieurs pays par ses équipes de consultants, ce document affichait des études de cas prestigieuses… mais totalement fictives. Il n’est désormais plus disponible à la consultation comme Silicon a pu le constater.

Le cabinet y affirmait notamment que le géant bancaire suisse UBS intégrait des agents d’IA à travers ses branches de conseil en investissement, de gestion des risques et de conformité, via une plateforme codéveloppée avec Microsoft.

Contacté par le Financial Times (FT), le porte-parole d’UBS a qualifié ces affirmations de « factuellement incorrectes ». La banque a immédiatement exigé le retrait de ces mentions.

Même déconvenue dans le secteur des transports. KPMG prétendait que les Chemins de fer fédéraux suisses (SBB) utilisaient l’IA pour optimiser les trajets selon l’empreinte carbone et que Transport for London (TfL) s’en servait pour prédire les embouteillages.

Les deux organismes ont démenti auprès du FT.

TfL qualifie l’assertion de « trompeuse » et la SBB de « non rigoureuse ». Enfin, une prétendue réussite de l’IA pour prédire les réadmissions hospitalières au sein du NHS Greater Manchester s’est avérée infondée, l’affirmation découlant d’un simple communiqué sur le cancer du poumon qui ne mentionnait nulle part de telles tâches automatisées.

Un porte-parole de KPMG International a assuré qu’une enquête interne était en cours, rappelant que les collaborateurs doivent valider les contenus par une supervision humaine.

EY et Deloitte également épinglés

KPMG n’est pas un cas isolé.

Le mois dernier, son concurrent EY Canada a dû retirer en urgence une étude de cybersécurité axée sur les programmes de fidélité.

Repérée là encore par GPTZero, l’étude s’appuyait sur des données aberrantes évaluant au même montant de 200 milliards $ à la fois la taille globale du marché et le volume des points non réclamés.

Plus grave, le rapport d’EY renvoyait vers un rapport de McKinsey qui n’a jamais existé et intégrait plus d’une demi-douzaine de notes de bas de page pointant vers des liens morts ou erronés. EY s’est défendu en précisant que ce rapport, déconnecté de tout travail pour un client direct, faisait l’objet d’un examen interne.

L’an dernier, c’est Deloitte qui avait dû revoir sa copie pour le gouvernement d’une province canadienne après la découverte de fausses citations académiques.

Le phénomène touche aussi les métiers du droit. En avril, le cabinet Sullivan & Cromwell a dû présenter ses excuses à un tribunal de New York après avoir soumis des conclusions de faillite truffées d’erreurs générées par IA, incluant une mauvaise lecture du code américain de la faillite.

Le paradoxe est total. EY revendiquait en octobre une croissance de 30 % de ses revenus liés à l’IA sur un an, portée par 15 000 collaborateurs déployant des cadres de gouvernance pour aider les entreprises à adopter l’IA de manière « responsable ».

En voulant aller trop vite pour occuper le terrain marketing, les géants du conseil ont oublié la règle d’or qu’ils facturent à leurs clients : vérifier les sources.

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AI Insight
Core Point

KPMG and EY published reports containing AI-generated fabrications, exposing a credibility crisis as these firms fail to verify the very AI governance they sell to clients.

Key Players
  • KPMG International — global audit and consulting firm, based in Amstelveen, Netherlands.
  • EY (Ernst & Young) — global professional services firm, headquartered in London, UK.
  • GPTZero — AI detection software provider, based in the US.
Industry Impact
  • Professional Services (Consulting): High — reliance on unverified AI outputs damages reputation and trust in advisory mandates.
  • Legal Services: Medium — parallel incident at Sullivan & Cromwell shows widespread risk of AI hallucinations in high-stakes documents.
Tracking

Strongly track — repeated breakdowns in professional scrutiny may accelerate regulation and internal governance for AI use in consulting and law.

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2026-06-12 14:02
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