Forts de leur fructueuse
collaboration depuis six ans, le groupe Schneider Electric et le CEA ont décidé
de prolonger leur laboratoire commun pour trois ans. Cette initiative s'inscrit
dans la poursuite de l'objectif commun de relever les nombreux défis actuels,
présents et futurs, en matière de cybersécurité des équipements, de leur
conception à leur utilisation.
souligne Nathalie Feyt, VP Product Security de la branche Energy Management de Schneider Electric.
Pour renforcer la sécurité de ses composants matériels et systèmes embarqués, Schneider Electric a choisi de s'appuyer sur des partenariats de haut niveau. Depuis 2019, le leader industriel collabore avec le CEA-Leti, reconnu pour son expertise dans ce domaine, notamment depuis 25 ans à travers son Centre d'Évaluation de la Sécurité des Technologies de l'Information (CESTI) agréé par l'ANSSI. Une compétence qui vient compléter l'expérience de Schneider Electric en matière de codage sécurisé et d'évaluation de la sécurité des produits embarqués.
Après de premiers travaux conjoints, les deux partenaires ont rapidement souhaité structurer et pérenniser leur collaboration. Dès 2020, ils se sont ainsi réunis sous la forme d'un laboratoire commun dédié à la cybersécurité des équipements industriels.
Le laboratoire commun, déjàrenouvelé une première fois en 2022 pour trois ans, a permis de développer des outils de pointe, tels qu'un banc de test dédié aux vulnérabilités des protocoles de communication sans fil. Les partenaires ont également étudié les mécanismes de détection d'attaques pour les systèmes embarqués, reposant sur l'IA. Son principe : puisqu'il est difficile de prédire les caractéristiques des attaques de demain, il convient plutôt de détecter tout comportement anormal du système. Un modèle d'IA peut ainsi apprendre le mode de fonctionnement nominal d'un système et émettre une alerte en cas d'écart, qui peut correspondre à une attaque.
Cette riche collaboration n'est pas près de s'achever, puisque Schneider Electric et le CEA ont décidé, à la fin de l'année 2025, de prolonger leur laboratoire commun pour une durée supplémentaire de trois ans.
Cryptographie post-quantique, nouvelles réglementations, mais aussi sécurité de l'IA embarquée, ou encore optimisation de la gestion des vulnérabilités : autant de sujets qui mobiliseront les deux partenaires durant, au moins, les trois prochaines années.