从AWS到GCP,Slack的AI如何走向多云

D’AWS à GCP, comment l’IA de Slack est devenue multicloud

Silicon.fr by Clément Bohic 2026-06-30 13:54 Original
摘要
Slack AI 最初部署在 AWS SageMaker,后因模型发布延迟和扩展问题迁移至 Bedrock,结合预留吞吐量和按需容量管理;但预留吞吐量引发锁定效应,促使其全面转向按需基础设施并构建模型回退机制。2026 年初,Slack 正式扩展至 Google Cloud 的 Vertex AI,通过多云策略将复杂推理任务质量提升约 10%、小型工作负载延迟降低 67%,并增强了应对全局故障的韧性,但需应对 API 标准化、统一监控及成本追踪等挑战。

Slack AI 最初完全运行在 AWS SageMaker 上,通过 VPC 对等连接确保用户数据“留在内部”,并将容器部署在多个 AWS 区域来提升可用性。然而,SageMaker 上新模型的上架时间比 Bedrock 晚数周甚至数月,扩展延迟以及 A100、H100 GPU 的间歇性供应问题也持续存在。为满足 SLA,团队不得不借助 cron 规划扩容和按需容量预留来缓解超量配置,但背后仍充斥着大量手动“管道”工作。

2024 年年中,Slack 将工作负载迁移至 Bedrock,直接诱因正是模型获取速度和自动化容量管理。Bedrock 在安全合规上已获 FedRAMP 中级认证,免去了逐个管理 GPU 实例的负担。Slack 混合使用预置吞吐量和按需容量:前者用于对延迟敏感的频道摘要等交互功能,后者服务于可预测的高峰工作,如每日摘要。此举虽减少了资源闲置,却引发了新问题——“今日视图”每日简报的美国流量远高于欧亚地区,迫使容量按美国峰值配置,造成其它区域利用率不足。更大的障碍在于预置吞吐量需承诺 1 至 6 个月,在模型快速迭代的 LLM 领域,Slack 往往只能等承诺期满再换新模型,形成锁定效应。

为此,Slack 逐步转向纯按需基础设施,并通过溢出机制过渡。Bedrock 的多区域路由虽能根据可用性调度流量,但共享资源模式导致服务等级波动,并引入了全局基础设施故障的集中风险。Slack 由此构建了弹性体系:为每项 AI 功能设立模型层级,当首 token 延迟、请求速率或客户满意度等指标恶化时自动切换。不过,这种机制仍无法规避全局性中断,加之各云厂商的模型目录差异显著,最终促成了多云战略。

2026 年初,Slack AI 正式扩展至 Google Cloud。将 Vertex AI 与 Bedrock 的模型目录结合后,复杂推理任务的质量指标提升了约 10%,小型工作负载(低 token 消耗)的延迟降低了 67%。多云还带来了更多流量路由策略,包括各类断路器和 A/B 测试;通过无秘密认证和 API 标准化层解决了冷启动问题。同时,因原生仪表板存在盲区,团队又开发了统一监控栈。挑战同样存在:工作负载在云之间动态切换令成本追踪更加复杂,工程师也需要掌握两个生态系统。

Summary
Slack transitioned its AI workloads from AWS SageMaker to Bedrock for faster model access and automated scaling, then expanded to a multicloud setup by integrating Google Cloud’s Vertex AI in early 2026 to avoid vendor lock-in and improve resilience. The multicloud approach delivered a 10% boost in complex reasoning quality and a 67% reduction in latency for small workloads, but introduced complexities in monitoring, cost tracking, and engineer training.

Slack’s journey to a multicloud AI infrastructure began with an initial deployment on AWS SageMaker. To keep user data in-house, the company ran large language models inside an isolated VPC, distributed across multiple AWS regions for availability. But scaling latency, intermittent access to A100 and H100 GPUs, and the need to overprovision to meet service-level agreements created significant operational overhead. The team initially resorted to cron-based scaling and on-demand capacity reservations, but soon sought a more automated approach.

In mid-2024, Slack migrated to AWS Bedrock, drawn by its managed service model and faster access to the latest models—some of which arrived weeks or months later on SageMaker. Bedrock, which had achieved FedRAMP Moderate certification, allowed Slack to match compute more precisely to workloads. Latency-sensitive interactive features like channel summarization used provisioned throughput, while predictable, bursty tasks like the daily recap consumed on-demand capacity. This mix reduced idle resources, but the “Today” view still forced provisioning for US peak traffic, leaving capacity underutilized in Europe and Asia.

Provisioned throughput introduced its own friction: monthly or multi-month commitments clashed with the rapid evolution of LLMs. Slack often waited for contracts to expire before switching models. The company gradually moved almost all workloads to on-demand infrastructure, using a spillover mechanism. Bedrock excelled at multi-region routing based on availability, but the shared resource model brought variable service performance and a new concentration risk—a single infrastructure failure could cascade. To counter this, Slack built a model hierarchy for each AI feature, with automated failover triggered by metrics like time-to-first-token, request throttling, or customer satisfaction scores.

Neither this nor Bedrock’s model catalog could fully insulate Slack from global outages, and catalogs differed between cloud providers. Those factors pushed Slack toward multicloud. Officially extending Slack AI to Google Cloud’s Vertex AI in early 2026, Slack reported a roughly 10% improvement in quality metrics for complex reasoning tasks and a 67% reduction in latency on small, low-token workloads. The expanded catalog also enabled more sophisticated traffic routing, employing circuit breakers and A/B testing.

Adopting multicloud required significant engineering: a secretless authentication layer and a unified API normalization stack to eliminate cold starts, a consolidated monitoring dashboard because native tools left blind spots, and new cost-tracking mechanisms to handle workloads shifting dynamically between clouds. Engineers had to become fluent in both ecosystems. Taken together, the move gave Slack the resilience and flexibility to navigate the rapidly shifting LLM landscape, while delivering faster, more reliable AI features to users.

Résumé
L'équipe de Slack AI a migré son infrastructure IA d'AWS SageMaker vers Bedrock pour bénéficier d'un accès plus rapide aux modèles et d'une gestion automatisée de la capacité, avant d'étendre officiellement sa plateforme à Google Cloud Vertex AI début 2026. Cette adoption du multicloud, motivée par l'évitement de la dépendance à un fournisseur et les pannes globales, a permis d'améliorer de 10 % les indicateurs de qualité sur les tâches complexes et de réduire de 67 % la latence sur les petits workloads. Au-delà des gains de performance, ce changement a contraint les ingénieurs à développer une couche de normalisation API et une stack de monitoring unifiée pour orchestrer le routage dynamique du trafic entre les clouds.

Quand des modèles arrivent sur SageMaker plusieurs semaines voire plusieurs mois après leur lancement sur Bedrock, cela peut donner envie de migrer d’un service à l’autre.

Mi-2024, Slack avait fait la bascule… en partie sur ce fondement. En toile de fond, l’intégration recénte de fonctionnalités de recherche et de résumé portées par des LLM.

SageMaker et les « travaux de plomberie »

L’architecture initiale déployée sur SageMaker impliquait un VPC d’entiercement. Les LLM s’y exécutaient, Slack pouvant par là même garantir aux utilisateurs que leurs données « [restaient] en interne ».

Pour maximiser la disponibilité, ces conteneurs furent déployés sur plusieurs régions AWS. Cela ne résolvait toutefois pas la latence de mise à l’échelle. Ni la disponibilité intermittente des GPU A100 et H100, ainsi que la nécessité de surprovisionner pour respecter les SLA.

Slack avait éliminé le problème de scaling avec de la planification cron. Et celui du surprovisionnement en passant par de la réservation de capacité à la demande.

À la coordination manuelle et aux « travaux de plomberie », il a cependant fini par privilégier une gestion automatisée de la capacité. Bedrock la lui a apportée… en plus, donc, d’un accès plus rapide aux derniers modèles.

Malgré Bedrock, de la capacité restait sous-utilisée

Mi-2024, Bedrock satisfaisait les attentes de Slack en matière de sécurité et de conformité (il avait obtenu la certification FedRAMP, niveau intermédiaire). Au-delà de l’aspect managé (plus besoin de gérer individuellement des instances GPU), il a permis d’adapter le compute aux charges de travail. En jouant, en l’occurrence, entre le débit provisionné et la capacité à la demande.

La première option fut utilisée pour les fonctionnalités interactives sensibles à la latence, comme le résumé de canal.

La seconde le fut pour les workloads prévisibles à fort pic de charge, tel le récapitulatif quotidien.

Cette association a contribué à réduire les ressources inutilisées. Il a néanmoins fallu, pour assurer une bonne expérience sur certaines fonctionnalités, se caler sur un pic de trafic, quand bien même il n’était atteint que dans une région géographique. Ce fut le cas pour le brief quotidien, dit « vue Aujourd’hui ». L’usage était plus important aux États-Unis qu’en Europe et en Asie, engendrant une sous-utilisation de capacité.

Un effet de verrouillage avec le débit provisionné

Le débit provisionné présentait un autre écueil : la nécessité de s’engager sur 1 à 6 mois. Dans l’univers des LLM, où les progrès sont rapides, cela réduit l’aptitude à suivre la cadence. Slack choisissait effectivement souvent d’attendre que ses engagements arrivent à expiration pour changer de modèle.

Dans ce contexte, tout a progressivement migré vers de l’infra à la demande, moyennant une étape intermédiaire basée sur un système de débordement. Bedrock s’est révélé efficace pour faire du routage multirégion en fonction de la disponibilité. Mais le modèle de ressources partagées a engendré des niveaux de service variables – un problème qui ne se posait pas avec le débit provisionné. Et soulevé un risque de concentration, autrement dit d’exposition aux pannes sur l’infrastructure globale.

Slack a donc construit une forme de résilience. Il a établi, pour chaque fonctionnalité IA, une hiérarchie de modèles. Un basculement s’orchestrait en cas de dégradation de certains indicateurs (délai pour le premier token, plafonnement du débit de requête, niveau de satisfaction client…).

Du multicloud… moyennant normalisation

Ce mécanisme ne protégeait pas contre l’exposition aux pannes globales. Slack avait par ailleurs constaté que les catalogues de modèles différaient entre clouders. Deux aspects qui ont motivé le passage au multicloud.

Début 2026, Slack AI s’étendait officiellement à Google Cloud. Il affirme qu’ajouter le catalogue de Vertex AI à celui de Bedrock lui a permis d’améliorer d’environ 10 % ses indicateurs de qualité sur les « tâches de raisonnement complexe ». Et de réduire de 67 % la latence sur les « petits » workloads (peu gourmands en tokens).

Le multicloud lui a aussi permis d’implémenter davantage de stratégies de routage du trafic, à base de divers circuit breakers et d’A/B testing. Pour résoudre le problème des démarrages à froid, il a implémenté une authentification sans secrets et une couche de normalisation API. Il a aussi fallu développer une stack unifiée pour le monitoring, les dashboards natifs de l’un et de l’autre laissant des zones d’ombre. S’est également posé le défi du suivi des coûts, plus délicat lorsque des workloads basculent dynamiquement entre clouds. Quant aux ingés, ils ont dû se former sur les deux écosystèmes…

Illustration principale générée par IA

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AI Insight
Core Point

Slack 因单一云供应商在模型时效、弹性与灾备上的不足,从 AWS Bedrock 扩展至 Google Cloud Vertex AI,实现多云 AI 推理,以提升模型选择灵活性与服务韧性。

Key Players
  • Slack — 企业协作平台,提供 AI 驱动的搜索与摘要功能,总部在美国。
  • AWS — 提供 Bedrock 托管 AI 服务及底层 GPU 实例,总部在美国。
  • Google Cloud — 提供 Vertex AI 模型目录,总部在美国。
Industry Impact
  • ICT: 高 — 企业级 SaaS 从单云转向多云 AI 推理,推动云厂商互操作与标准化需求。
  • Computing/AI: 高 — 模型供应多样性、延迟与成本优化成为 AI 落地关键竞争要素,多云架构降低锁定风险。
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强烈跟踪 — 多云 AI 战略正成为企业避免供应商锁定和提升业务连续性的核心实践,影响云服务市场格局与 AI 工程范式。

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2026-06-30 16:01
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